<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.long-hair-attitude.gayattitude.com/</link><title>Groupe des cheveux longs</title><description>Groupe des cheveux longs</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-01-18T15:25:02+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[Willywalt] Prendre le temps de le perdre</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20080117230615/prendre-le-temps-de-le-perdre/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20080117230615/prendre-le-temps-de-le-perdre/</guid><description>1. Lire la notice d'emploi de l'oreiller neuf acheté à Ikéa avant-hier.
2. Etablir un arbre généalogique de la famille Newman (Les Feux de l'Amour).
3. Etablir la liste des ex-fiancées de Brett Montgomery (Le Coeur a ses Raisons).
4. Apprendre la liste des départements français, et leurs numéros, avant qu'ils ne disparaissent (les deux).
5. Relire la série des Fantômette et louer le génie créatif de Georges Chaulet.
6. S'estimer heureux de ce qu'on a au moment où on l'a. En établir un classement.
7. Classer également toutes les choses inutiles qui nous entourent dans un périmètre de quatre mètres.
7b. S'apesantir sur la vacuité de son existence.
8. Lire le Monde. En entier. Avec les mentions légales en tout petit.
9. Réécrire la fin d'Harry Potter.
10. Trouver toutes les rues de sa ville qui portent un nom d'écrivain mort avant 1850, ou né après 1900.
11. Ecrire une lettre à au moins une personne de chaque onglet de son répertoire.
11b. ...ou un texto.
12. Apprendre par coeur les noms des couches de l'arbre en coupe.
13. Réfléchir à une recette de cuisine qui permettrait de se débarrasser de tout le contenu de son frigo.
14. Passer à la pratique. Goûter. Trouver ça bon et en proposer à son voisin d'en face, ou du dessous, ou d'à côté.
15. Apprendre la carte de l'Afrique de 1938.
16. Apprendre la carte de l'Afrique de 2008. Comparer.
17. Dire non à Machin.
18. Dire oui à Truc.
19. Bouder, par principe.
20. Se réconcilier avec Machin, ou Truc, et cesser de bouder.
21. Admettre que Maman a parfois raison quand elle dit que Papa a tord.
22. Apprendre la guitare.
22b. Constater à quel point c'est une mauvaise idée, brûler la guitare en invoquant les divinités maudites de l'instrument à plong (Gipsy Kings, Françoise Hardy, Sœur Sourire, Hendrix, d'autres encore).
23. En faire une vidéo de qualité moyenne mais disponible sur Dailymotion.
24. Prévoir un périple de dix-sept jours dans la Sarthe.
25. Annuler, partir en thalasso sauvage avec sa meilleure amie, cueillie au réveil ou au sortir du boulot.
26. Rechercher son correspondant du CM2, lui écrire une lettre touchante mais un peu angoissante sur l'amitié universelle.
27. Prendre contact avec tous/toutes ses exs et leur demander, une bonne fois pour toute, pourquoi il/elle nous a quitté.
28. Classer les raisons/explications/excuses par ordre de drôlerie ou de mauvaise foi.
29. Leur en faire part.
30. Se coucher en écoutant l'intégrale de Clayderman. Louer la grandeur de Bach.

J*
</description><content:encoded><![CDATA[1. Lire la notice d'emploi de l'oreiller neuf acheté à Ikéa avant-hier.<br />
2. Etablir un arbre généalogique de la famille Newman (Les Feux de l'Amour).<br />
3. Etablir la liste des ex-fiancées de Brett Montgomery (Le Coeur a ses Raisons).<br />
4. Apprendre la liste des départements français, et leurs numéros, avant qu'ils ne disparaissent (les deux).<br />
5. Relire la série des Fantômette et louer le génie créatif de Georges Chaulet.<br />
6. S'estimer heureux de ce qu'on a au moment où on l'a. En établir un classement.<br />
7. Classer également toutes les choses inutiles qui nous entourent dans un périmètre de quatre mètres.<br />
7b. S'apesantir sur la vacuité de son existence.<br />
8. Lire le Monde. En entier. Avec les mentions légales en tout petit.<br />
9. Réécrire la fin d'Harry Potter.<br />
10. Trouver toutes les rues de sa ville qui portent un nom d'écrivain mort avant 1850, ou né après 1900.<br />
11. Ecrire une lettre à au moins une personne de chaque onglet de son répertoire.<br />
11b. ...ou un texto.<br />
12. Apprendre par coeur les noms des couches de l'arbre en coupe.<br />
13. Réfléchir à une recette de cuisine qui permettrait de se débarrasser de tout le contenu de son frigo.<br />
14. Passer à la pratique. Goûter. Trouver ça bon et en proposer à son voisin d'en face, ou du dessous, ou d'à côté.<br />
15. Apprendre la carte de l'Afrique de 1938.<br />
16. Apprendre la carte de l'Afrique de 2008. Comparer.<br />
17. Dire non à Machin.<br />
18. Dire oui à Truc.<br />
19. Bouder, par principe.<br />
20. Se réconcilier avec Machin, ou Truc, et cesser de bouder.<br />
21. Admettre que Maman a parfois raison quand elle dit que Papa a tord.<br />
22. Apprendre la guitare.<br />
22b. Constater à quel point c’est une mauvaise idée, brûler la guitare en invoquant les divinités maudites de l’instrument à plong (Gipsy Kings, Françoise Hardy, Sœur Sourire, Hendrix, d’autres encore).<br />
23. En faire une vidéo de qualité moyenne mais disponible sur Dailymotion.<br />
24. Prévoir un périple de dix-sept jours dans la Sarthe.<br />
25. Annuler, partir en thalasso sauvage avec sa meilleure amie, cueillie au réveil ou au sortir du boulot.<br />
26. Rechercher son correspondant du CM2, lui écrire une lettre touchante mais un peu angoissante sur l'amitié universelle.<br />
27. Prendre contact avec tous/toutes ses exs et leur demander, une bonne fois pour toute, pourquoi il/elle nous a quitté.<br />
28. Classer les raisons/explications/excuses par ordre de drôlerie ou de mauvaise foi.<br />
29. Leur en faire part.<br />
30. Se coucher en écoutant l'intégrale de Clayderman. Louer la grandeur de Bach.<br />
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J*<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2008-01-17T23:06:15+01:00</dc:date></item><item><title>[JeanBroc] 2008/01/16 19:44:20</title><link>http://blog.jeanbroc.gayattitude.com/20080116194420/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jeanbroc.gayattitude.com/20080116194420/</guid><description>



Je m'y prends un peu tard ok, mais j'ai du boulot moi! ;-)</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><br />
<a target="blank_" href="http://www.gayattitude.com/photo/j/e/jeanbroc/20080116-2000422395478e50203e31e.jpg" ><br />
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</a><br />
</div>Je m'y prends un peu tard ok, mais j'ai du boulot moi! ;-)]]></content:encoded><dc:creator>JeanBroc</dc:creator><dc:date>2008-01-16T19:44:20+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] « Il pleut sur Nantes…</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20080105154225/-il-pleut-sur-nantes/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20080105154225/-il-pleut-sur-nantes/</guid><description> 

...donne-moi la main... »

J'avoue, c'est facile de citer Barbara en parlant de Nantes, surtout quand il pleut dessus.

 

Je quitte Nantes et de bien chers amis, et j'ai le coeur un peu serré. Mes dernières plaisanteries à base de poulpe et de suggestions hasardeuses (et si, finalement, Stan n'était qu'une part de gâteau déguisée ?) ne m'ont pas fait rire – moi qui suis d'ordinaire si bon public.

 

J'écris ces quelques mots dans un carnet rouge, je suis dans le TGV qui me ramène à Lyon. Comment voulez-vous que je parvienne à aimer Lyon alors qu'à chaque fois que j'y vais, c'est comme un militaire à demi blessé qui gagne une base de repli, comme un naufragé dont l'île n'a ni ombre ni eau douce, où comme si j'allais chez un très vieil oncle auquel on doit rendre visite pour lui souhaiter ses voeux ?...

J'aimerais envoyer mes voeux à Lyon par la poste, pour ne pas avoir à m'y rendre et n'en recevoir, malgré mes efforts et mes sourires polis, qu'une bise sèche et un regard méfiant.

 

J'ai l'air triste, comme ça, mais c'est tout le contraire. J'ai peu dormi, j'ai faim, et mon tempérament mélancolique, lorsqu'il pressent la solitude d'un voyage, reprend naturellement le dessus ; alors je vais peut-être donner l'impression de parler de ces derniers jours comme de cérémonieuses funérailles, mais non, vraiment, c'est tout le contraire dans mon esprit.

Car, quels délicieux moments. Et toute cette nourriture ! Je peux commencer un régime avec la certitude d'avoir pris mes derniers repas hypercaloriques de 2007 (et les premiers de 2008) avec les bonnes personnes, au bon endroit, aux bons moments.

 

Mais soyons sérieux un instant. J'avais décrété l'année dernière que 2007 rimerait avec pouêt, et ça n'a pas vraiment été le cas. J'exige donc que 2008 soit l'année du pouêt, ce qui vous évitera de vous masser les tempes à deux mains en vous inquiétant de savoir ce que j'oserai faire rimer avec huit (et les rimes en -uite ou -ite ne sont pas celles qui manquent, encore qu'elles sont féminines, donc normalement pas valables... bref). Je note qu'il a été suggéré que 2009 soit l'année de la meuf – idée abandonnée ; après tout, il y a déjà un jour de la femme, la fête des mères, des grands-mères et des secrétaires une fois par an, ça compense – et 2013 l'année... Euh, disons, pas de la fraise.

 

Je crois que si je suis maussade – outre le fait de quitter ma brillante compagnie pour voir, demain matin, trop tôt, le visage abasourdi d'un électricien devant l'étendue des travaux qu'il aura à faire chez moi – c'est parce que je ne suis pas encore bien certain d'avoir enfin abandonné 2007. J'ai l'impression de partir sur la pointe des pieds, alors que c'est avec fracas que je devrais claquer la porte. C'est le contraste avec ce charmant début de 2008 qui m'inquiète, comme si le soir du 31 où tous les gens étaient soit gentils, drôles, beaux et intelligents (et souvent les quatre en même temps) n'était qu'un hasard, ou la concession de l'an 2007 mourant.

Même la ragnole de Stan – oui, lorsqu'un chien tient dans un sac, on peut difficilement le qualifier autrement – même cette ragnole donc, pourtant très éloignée de mon type canin de prédilection (le genre gros chien noir au regard humide et protecteur), a su s'attirer ma sympathie, voire une certaine affection.

Il était donc parfaitement évident qu'au matin du 1er janvier, ce fut moi qu'elle vint chercher (je note ici que je m'étais couché trois heures plus tôt, quelque chose comme ça) pour faire son petit pipi matinal. Pour Nolita (oui, outre avoir une taille ridicule, ce chien, qui est d'ailleurs une chienne, porte un nom à la con), il était normal que la main qui la caressait la veille, qui la faisait jouer, qui lui faisait lécher en douce une assiette à dessert encore enduite de glacage au chocolat, était aussi celle qui devait tenir sa laisse.

Et donc, idem ce matin (j'y ai échappé hier pour cause de porte de chambre fermée) ; j'ai répété les mêmes gestes, qui ont consisté à rassembler des vêtements et chaussures qui ne m'appartiennent pas forcément – ou pire, qui ne me vont pas – pour descendre dans le jardin avec ce quart de chien, rendu à moitié hystérique par le besoin pressant dicté par sa vessie, laquelle (ai-je présumé en voyant l'animal pisser guère plus que l'équivalent d'une des vodka-caramel si magnifiquement ingérées par certains le 31) ne dépasse probablement pas la taille d'une noix. (Comme, paraît-il, le cerveau des diplodocus. Pardon, c'est une digression de plus.)

Tout ça pour dire que rien ne saurait entamer vraiment, j'espère et je crois, toutes les pensées et ondes positives qui m'ont fait commencer 2008, l'année de la... De la frite, tiens.

 

Chers lecteurs, je présume que c'est ici, après un article long comme un repas de Noël et indigeste comme son dessert, que je dois vous souhaiter mes voeux. Normalement, je les écris sur une jolie carte et les envoie dans une enveloppe assortie, mais à chaque lecteur, ça ferait beaucoup, alors je vais devoir généraliser.

 

Je vous souhaite une année pleine de protéines essentielles, de bonheurs pas trop fugaces, de baisers doux, de grande musique, de chagrins restreints, de samoussas végétariens (sisi, j'insiste), de voyages lointains et proches, de nuits courtes et de matins tendres, de poésie contemporaine compréhensible (oui, j'exagère un peu), de silences courtois, de rires francs – des choses vraies, du sentiment honnête et libéré, de la conscience sincère et du poulpe al dente.

Non, décidément, ça ne prend pas cette histoire de poulpe.

 

J'aime les biscuits !

*Ecrit le 3 janvier vers 16h.30*

 

Sincerely yours,

 

J*
</description><content:encoded><![CDATA[ <br />
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...donne-moi la main... »<br />
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J’avoue, c’est facile de citer Barbara en parlant de Nantes, surtout quand il pleut dessus.<br />
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Je quitte Nantes et de bien chers amis, et j’ai le coeur un peu serré. Mes dernières plaisanteries à base de poulpe et de suggestions hasardeuses (et si, finalement, Stan n’était qu’une part de gâteau déguisée ?) ne m’ont pas fait rire – moi qui suis d’ordinaire si bon public.<br />
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J’écris ces quelques mots dans un carnet rouge, je suis dans le TGV qui me ramène à Lyon. Comment voulez-vous que je parvienne à aimer Lyon alors qu’à chaque fois que j’y vais, c’est comme un militaire à demi blessé qui gagne une base de repli, comme un naufragé dont l’île n’a ni ombre ni eau douce, où comme si j’allais chez un très vieil oncle auquel on doit rendre visite pour lui souhaiter ses voeux ?...<br />
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J’aimerais envoyer mes voeux à Lyon par la poste, pour ne pas avoir à m’y rendre et n’en recevoir, malgré mes efforts et mes sourires polis, qu’une bise sèche et un regard méfiant.<br />
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J’ai l’air triste, comme ça, mais c’est tout le contraire. J’ai peu dormi, j’ai faim, et mon tempérament mélancolique, lorsqu’il pressent la solitude d’un voyage, reprend naturellement le dessus ; alors je vais peut-être donner l’impression de parler de ces derniers jours comme de cérémonieuses funérailles, mais non, vraiment, c’est tout le contraire dans mon esprit.<br />
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Car, quels délicieux moments. Et toute cette nourriture ! Je peux commencer un régime avec la certitude d’avoir pris mes derniers repas hypercaloriques de 2007 (et les premiers de 2008) avec les bonnes personnes, au bon endroit, aux bons moments.<br />
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Mais soyons sérieux un instant. J’avais décrété l’année dernière que 2007 rimerait avec pouêt, et ça n’a pas vraiment été le cas. J’exige donc que 2008 soit l’année du pouêt, ce qui vous évitera de vous masser les tempes à deux mains en vous inquiétant de savoir ce que j’oserai faire rimer avec huit (et les rimes en -uite ou -ite ne sont pas celles qui manquent, encore qu’elles sont féminines, donc normalement pas valables... bref). Je note qu’il a été suggéré que 2009 soit l’année de la meuf – idée abandonnée ; après tout, il y a déjà un jour de la femme, la fête des mères, des grands-mères et des secrétaires une fois par an, ça compense – et 2013 l’année... Euh, disons, pas de la fraise.<br />
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Je crois que si je suis maussade – outre le fait de quitter ma brillante compagnie pour voir, demain matin, trop tôt, le visage abasourdi d’un électricien devant l’étendue des travaux qu’il aura à faire chez moi – c’est parce que je ne suis pas encore bien certain d’avoir enfin abandonné 2007. J’ai l’impression de partir sur la pointe des pieds, alors que c’est avec fracas que je devrais claquer la porte. C’est le contraste avec ce charmant début de 2008 qui m’inquiète, comme si le soir du 31 où tous les gens étaient soit gentils, drôles, beaux et intelligents (et souvent les quatre en même temps) n’était qu’un hasard, ou la concession de l’an 2007 mourant.<br />
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Même la ragnole de Stan – oui, lorsqu’un chien tient dans un sac, on peut difficilement le qualifier autrement – même cette ragnole donc, pourtant très éloignée de mon type canin de prédilection (le genre gros chien noir au regard humide et protecteur), a su s’attirer ma sympathie, voire une certaine affection.<br />
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Il était donc parfaitement évident qu’au matin du 1er janvier, ce fut moi qu’elle vint chercher (je note ici que je m’étais couché trois heures plus tôt, quelque chose comme ça) pour faire son petit pipi matinal. Pour Nolita (oui, outre avoir une taille ridicule, ce chien, qui est d’ailleurs une chienne, porte un nom à la con), il était normal que la main qui la caressait la veille, qui la faisait jouer, qui lui faisait lécher en douce une assiette à dessert encore enduite de glacage au chocolat, était aussi celle qui devait tenir sa laisse.<br />
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Et donc, idem ce matin (j’y ai échappé hier pour cause de porte de chambre fermée) ; j’ai répété les mêmes gestes, qui ont consisté à rassembler des vêtements et chaussures qui ne m’appartiennent pas forcément – ou pire, qui ne me vont pas – pour descendre dans le jardin avec ce quart de chien, rendu à moitié hystérique par le besoin pressant dicté par sa vessie, laquelle (ai-je présumé en voyant l’animal pisser guère plus que l’équivalent d’une des vodka-caramel si magnifiquement ingérées par certains le 31) ne dépasse probablement pas la taille d’une noix. (Comme, paraît-il, le cerveau des diplodocus. Pardon, c’est une digression de plus.)<br />
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Tout ça pour dire que rien ne saurait entamer vraiment, j’espère et je crois, toutes les pensées et ondes positives qui m’ont fait commencer 2008, l’année de la... De la frite, tiens.<br />
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Chers lecteurs, je présume que c’est ici, après un article long comme un repas de Noël et indigeste comme son dessert, que je dois vous souhaiter mes voeux. Normalement, je les écris sur une jolie carte et les envoie dans une enveloppe assortie, mais à chaque lecteur, ça ferait beaucoup, alors je vais devoir généraliser.<br />
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Je vous souhaite une année pleine de protéines essentielles, de bonheurs pas trop fugaces, de baisers doux, de grande musique, de chagrins restreints, de samoussas végétariens (sisi, j’insiste), de voyages lointains et proches, de nuits courtes et de matins tendres, de poésie contemporaine compréhensible (oui, j’exagère un peu), de silences courtois, de rires francs – des choses vraies, du sentiment honnête et libéré, de la conscience sincère et du poulpe al dente.<br />
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Non, décidément, ça ne prend pas cette histoire de poulpe.<br />
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J’aime les biscuits !<br />
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*Ecrit le 3 janvier vers 16h.30*<br />
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Sincerely yours,<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2008-01-05T15:42:25+01:00</dc:date></item><item><title>[madonnaz] Fiche mode</title><link>http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20071226173204/fiche-mode/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20071226173204/fiche-mode/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wH8SNS-PSF8&rel=1"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/wH8SNS-PSF8&rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object>]]></content:encoded><dc:creator>madonnaz</dc:creator><dc:date>2007-12-26T17:32:04+01:00</dc:date></item><item><title>[madonnaz] Joyeux noël les pédéééééééééééééééééééés!!!!!</title><link>http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20071226054804/joyeux-noel-les-pedeeeeeeeeeeeeeeeeeeees/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20071226054804/joyeux-noel-les-pedeeeeeeeeeeeeeeeeeeees/</guid><description>     </description><content:encoded><![CDATA[<object width="425" height="350"> <param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/NKjVk0Zk2uY"> </param> <embed src="http://www.youtube.com/v/NKjVk0Zk2uY" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"> </embed> </object>]]></content:encoded><dc:creator>madonnaz</dc:creator><dc:date>2007-12-26T05:48:04+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] Mouais.</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071210011406/mouais/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071210011406/mouais/</guid><description>Quelques mots ici : [[http://wildwildwalt.blogspot.com/]]

 

J*</description><content:encoded><![CDATA[Quelques mots ici : [[http://wildwildwalt.blogspot.com/]]<br />
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J*]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2007-12-10T01:14:06+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] Cronaca romana – « L'hiver ne passera pas »</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071201190624/cronaca-romana-l-hiver-ne-passera-pas/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071201190624/cronaca-romana-l-hiver-ne-passera-pas/</guid><description>Les Romains ne savent pas quoi penser du temps qu'il fait au-dessus de leur ville ; certains en profitent, d'autres se contentent de s'interroger.

En nous promenant un moment, après être sortis de la Galerie Borghese, Nino s'est inquiété des feuilles mortes qui encombraient les caniveaux. « L'automne n'en finit pas. C'est triste », m'a-t-il déclaré (lui, le Sicilien, attend l'hiver alors qu'il se plaint dès que les températures sont inférieures à 17°).

Nino n'a pas changé. Il a toujours cette incroyable facilité à  m'exaspérer en moins de cinq minutes, simplement parce qu'il a décidé de ne pas être d'accord ou pire, de ne pas comprendre, renvoyant d'un froncement de sourcil la faute à ma nationalité. « Voi, Francesi… ».

Nino est toujours beau. « Tu as grandi », a-t-il plaisanté en me voyant.

 

Rome, elle, a changé ; évidemment : on ne l'appelle pas la Ville éternelle pour rien, c'est une perpétuelle transformation. Rome a changé mais j'ai retrouvé dans les nefs de certaines églises, dans les salles encombrées de certains musées, des cierges qui avaient cessé de brûler, des tableaux recouverts d'un peu plus de poussière. Des souvenirs qui m'attendaient, propres et distincts, prêts à être convoqués, avec la crainte pour eux, et l'espoir pour moi, d'être effacés, complétés par de nouveaux. Comme je l'ai expliqué à V.-A., en retournant à l'Ecole française, « ce qui me dérange le plus, c'est de compter mon temps. Je vais réussir à faire tout ce que je me suis fixé, à voir les gens que je voulais voir, mais avec toujours en tête que mon temps est compté. Et ça, à Rome, je n'ai pas l'habitude. »

J'ai dîné mardi soir dans un bar près du Colisée où j'avais mes habitudes, m'étonnant qu'il y ait encore des tables dehors.

« Oh oui, on les enlève à la fin de l'été.

-Mais, l'été est fini.

-…Oui mais bon, il ne fait pas encore trop froid le soir. »

 

Même l'encart météo de Metro avertissait que l'hiver ne passerait pas, pas avec ces températures. Dimanche il a fait moche et plus trois gouttes, oui, mais le ciel s'est vite dégagé pour laisser place au soleil. J'ai troqué mon grand manteau noir pour une veste, le cachemire pour le coton, j'ai laissé tombé l'écharpe et j'ai remis mes lunettes de soleil de demi-saison, que fort heureusement je n'avais pas oubliées, me fondant ainsi presque dans la masse de ces ragazzi qui sont pour ainsi dire nés avec, probablement prêts à se faire tatouer Gucci, Prada ou D&amp;amp;G sur la tempe ou en bas du dos, pour avoir toujours l'impression de porter des lunettes ou un caleçon de leur couturier préféré.

 

En cherchant un peu, on trouve toujours le capuccino à 90 centimes, et les lasagnes à 5€. Et ça, ça fait plaisir, surtout quand on investit un gros morceau de son budget en livres (vous me connaissez…) qu'on ne trouve qu'ici, qui sont nouveaux et dont on a forcément besoin (en faisant un mémoire sur Caravage, c'est bien la moindre des choses que d'avoir une bibliographie bilingue). En revanche, tout le reste est toujours hors de prix : gants Emporio Armani : 105 € ; porte-clés Ferragamo : 80 € ; pull Missoni : 330 €. Bref, du grand n'importe quoi, spécial Américains, qui n'ont pas encore vu que l'euro avait défoncé le dollar depuis longtemps.

 

 

J'ai vu Giusi qui poursuit ses études pour devenir avocat ; elle m'a fait promettre de la choisir quand je divorcerai. (Ce qui implique que je doive d'abord me marier avec une Italienne, et en Italie. J'en suis capable.) Elle m'a raconté ces dernières aventures avec Carmine, qu'elle a poussé à se remettre aux études ; les dernières aventures de Chiara, partie à Frosinone, les dernières aventures de Michela, partie à Parme avec Marco.  « Tu vois, je suis la seule à rester là, moi. »

Il y a eu des nouveaux Français à la résidence, mais aucun de bien valable.

« Ce n'est plus pareil », a repris Giusi, me laissant songeur, ce qui lui fit dire : « Tu as encore ton air mélancolique. »

(Ca m'a rappelé un certain médecin, le Dr A…, qui m'avait un jour assené : « De toute façon, vous resterez toujours profondément mélancolique. »)

Et elle a repris : « tu as grossi, ça te va bien », et puis elle s'est montrée déçue en voyant que mes cheveux étaient plus longs que les siens. La jalouse.

Nino m'a également déclaré, sur le ton de la confidence, qu'il ne faisait plus un certain nombres de choses « depuis que ». Depuis que je suis parti, depuis que Mikael est parti, depuis que son frère est arrivé à Rome pour étudier aussi. Depuis qu'il a eu vingt ans.

 

Je suis parti sur les traces de Caravage, allant d'église en église, de musée en musée. S'il n'y avait pas un chat au Palazzo Barberini et à la Galerie Pamphili (en même temps, faire l'ouverture, ça aide), San Luigi, Sant Agostino, …, et les autres, étaient bondées. J'ai râlés contre les gens qui prenaient des photos avec le flash, un peu plus tard j'ai pesté contre l'attente à la caisse du GS – fallait bien que je fasse le plein de parmesan – et là c'était bon, c'était officiel, j'étais Romain à nouveau, je le sentais. Les mots qui me venaient étaient italiens, mes préoccupations redevenaient profondément locales (où aller ce soir, avec qui ? Quoi faire ?... sans se demander pourquoi, juste pour être ici).

 

 

J'ai fait quelques photos en m'interdisant de faire un album de vacances, parce que des photos de Rome, j'en ai des milliers (ce qui explique que dans l'album photos, on trouve des intérieurs d'église sans avoir vu la façade, ce qui est couramment ma façon de procéder quand je présente de nouvelles choses). Comme je prépare également une conférence pour février, je me suis organisé un grand tour de ce que j'avais l'intention de montrer à mes commanditaires (j'en reparlerai en février). Ça fait toujours une drôle d'impression de repasser à l'argentique (oui, pour faire des diapos). Je suis passé à San Carlino, a Santa Maria Maggiore, j'ai marché dans une crotte de chien, je suis remonté au Vatican pour poster quelques cartes postales ; j'ai remonté le lungotevere pour aller à l'Ara pacis, puis SS. Carlo e Ambrogio, etc, etc… Des kilomètres dans les pattes.

 

 

Avec un souvenir d'impression la première fois que je suis parti de Rome, et cette impression persistante et renouvelée en montant dans l'avion : Rome, ce n'est pas fini pour moi.

 

J*

Album photo : http://waltermalldwight.hautetfort.com/album/novembre/</description><content:encoded><![CDATA[Les Romains ne savent pas quoi penser du temps qu’il fait au-dessus de leur ville ; certains en profitent, d’autres se contentent de s’interroger.<br />
<br />
En nous promenant un moment, après être sortis de la Galerie Borghese, Nino s’est inquiété des feuilles mortes qui encombraient les caniveaux. « L’automne n’en finit pas. C’est triste », m’a-t-il déclaré (lui, le Sicilien, attend l’hiver alors qu’il se plaint dès que les températures sont inférieures à 17°).<br />
<br />
Nino n’a pas changé. Il a toujours cette incroyable facilité à  m’exaspérer en moins de cinq minutes, simplement parce qu’il a décidé de ne pas être d’accord ou pire, de ne pas comprendre, renvoyant d’un froncement de sourcil la faute à ma nationalité. « Voi, Francesi… ».<br />
<br />
Nino est toujours beau. « Tu as grandi », a-t-il plaisanté en me voyant.<br />
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<br />
Rome, elle, a changé ; évidemment : on ne l’appelle pas la Ville éternelle pour rien, c’est une perpétuelle transformation. Rome a changé mais j’ai retrouvé dans les nefs de certaines églises, dans les salles encombrées de certains musées, des cierges qui avaient cessé de brûler, des tableaux recouverts d’un peu plus de poussière. Des souvenirs qui m’attendaient, propres et distincts, prêts à être convoqués, avec la crainte pour eux, et l’espoir pour moi, d’être effacés, complétés par de nouveaux. Comme je l’ai expliqué à V.-A., en retournant à l’Ecole française, « ce qui me dérange le plus, c’est de compter mon temps. Je vais réussir à faire tout ce que je me suis fixé, à voir les gens que je voulais voir, mais avec toujours en tête que mon temps est compté. Et ça, à Rome, je n’ai pas l’habitude. »<br />
<br />
J’ai dîné mardi soir dans un bar près du Colisée où j’avais mes habitudes, m’étonnant qu’il y ait encore des tables dehors.<br />
<br />
« Oh oui, on les enlève à la fin de l’été.<br />
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-Mais, l’été est fini.<br />
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-…Oui mais bon, il ne fait pas encore trop froid le soir. »<br />
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Même l’encart météo de Metro avertissait que l’hiver ne passerait pas, pas avec ces températures. Dimanche il a fait moche et plus trois gouttes, oui, mais le ciel s’est vite dégagé pour laisser place au soleil. J’ai troqué mon grand manteau noir pour une veste, le cachemire pour le coton, j’ai laissé tombé l’écharpe et j’ai remis mes lunettes de soleil de demi-saison, que fort heureusement je n’avais pas oubliées, me fondant ainsi presque dans la masse de ces ragazzi qui sont pour ainsi dire nés avec, probablement prêts à se faire tatouer Gucci, Prada ou D&G sur la tempe ou en bas du dos, pour avoir toujours l’impression de porter des lunettes ou un caleçon de leur couturier préféré.<br />
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 <br />
<br />
En cherchant un peu, on trouve toujours le capuccino à 90 centimes, et les lasagnes à 5€. Et ça, ça fait plaisir, surtout quand on investit un gros morceau de son budget en livres (vous me connaissez…) qu’on ne trouve qu’ici, qui sont nouveaux et dont on a forcément besoin (en faisant un mémoire sur Caravage, c’est bien la moindre des choses que d’avoir une bibliographie bilingue). En revanche, tout le reste est toujours hors de prix : gants Emporio Armani : 105 € ; porte-clés Ferragamo : 80 € ; pull Missoni : 330 €. Bref, du grand n’importe quoi, spécial Américains, qui n’ont pas encore vu que l’euro avait défoncé le dollar depuis longtemps.<br />
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J’ai vu Giusi qui poursuit ses études pour devenir avocat ; elle m’a fait promettre de la choisir quand je divorcerai. (Ce qui implique que je doive d’abord me marier avec une Italienne, et en Italie. J’en suis capable.) Elle m’a raconté ces dernières aventures avec Carmine, qu’elle a poussé à se remettre aux études ; les dernières aventures de Chiara, partie à Frosinone, les dernières aventures de Michela, partie à Parme avec Marco.  « Tu vois, je suis la seule à rester là, moi. »<br />
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Il y a eu des nouveaux Français à la résidence, mais aucun de bien valable.<br />
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« Ce n’est plus pareil », a repris Giusi, me laissant songeur, ce qui lui fit dire : « Tu as encore ton air mélancolique. »<br />
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(Ca m’a rappelé un certain médecin, le Dr A…, qui m’avait un jour assené : « De toute façon, vous resterez toujours profondément mélancolique. »)<br />
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Et elle a repris : « tu as grossi, ça te va bien », et puis elle s’est montrée déçue en voyant que mes cheveux étaient plus longs que les siens. La jalouse.<br />
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Nino m’a également déclaré, sur le ton de la confidence, qu’il ne faisait plus un certain nombres de choses « depuis que ». Depuis que je suis parti, depuis que Mikael est parti, depuis que son frère est arrivé à Rome pour étudier aussi. Depuis qu’il a eu vingt ans.<br />
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Je suis parti sur les traces de Caravage, allant d’église en église, de musée en musée. S’il n’y avait pas un chat au Palazzo Barberini et à la Galerie Pamphili (en même temps, faire l’ouverture, ça aide), San Luigi, Sant Agostino, …, et les autres, étaient bondées. J’ai râlés contre les gens qui prenaient des photos avec le flash, un peu plus tard j’ai pesté contre l’attente à la caisse du GS – fallait bien que je fasse le plein de parmesan – et là c’était bon, c’était officiel, j’étais Romain à nouveau, je le sentais. Les mots qui me venaient étaient italiens, mes préoccupations redevenaient profondément locales (où aller ce soir, avec qui ? Quoi faire ?... sans se demander pourquoi, juste pour être ici).<br />
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J’ai fait quelques photos en m’interdisant de faire un album de vacances, parce que des photos de Rome, j’en ai des milliers (ce qui explique que dans l’album photos, on trouve des intérieurs d’église sans avoir vu la façade, ce qui est couramment ma façon de procéder quand je présente de nouvelles choses). Comme je prépare également une conférence pour février, je me suis organisé un grand tour de ce que j’avais l’intention de montrer à mes commanditaires (j’en reparlerai en février). Ça fait toujours une drôle d’impression de repasser à l’argentique (oui, pour faire des diapos). Je suis passé à San Carlino, a Santa Maria Maggiore, j’ai marché dans une crotte de chien, je suis remonté au Vatican pour poster quelques cartes postales ; j’ai remonté le lungotevere pour aller à l’Ara pacis, puis SS. Carlo e Ambrogio, etc, etc… Des kilomètres dans les pattes.<br />
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Avec un souvenir d’impression la première fois que je suis parti de Rome, et cette impression persistante et renouvelée en montant dans l’avion : Rome, ce n’est pas fini pour moi.<br />
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Album photo : http://waltermalldwight.hautetfort.com/album/novembre/]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2007-12-01T19:06:24+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] Yeah, whatever.</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071009114909/yeah-whatever/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20071009114909/yeah-whatever/</guid><description>Je me rends compte avec effroi que je ne vous ai pas écrit quelques mots depuis un bon moment, et je remédie à cela tout de suite. D'autant que le mois commence, et l'occasion s'y prête bien.

Mhmm, je vous avais laissés dans l'expectative, prêt à vous raconter mon périple italien avec Jtf, puis nos weekends successifs dans la campagne avec J² et J~. Il faudra vous contenter, je le crains, de l'album photo d'Août (bientôt fini), de celui de Septembre (prochainement publié) et d'imaginer les pires choses, parce que tout bien considéré, qui pourrait être intéressé par le récit de mes vacances ?...

…non non, pas la peine d'insister.

Parlons futur, voulez-vous.
Comme l'année dernière, je vais vous faire un petit avertissement préliminaire sur l'année universitaire à venir : il est probable que je puisse moins poster, moins photographier, moins filmer, et ainsi de suite avec d'autres verbes du premier groupe. C'est une probabilité, ce qui signifie que je peux me tromper, hein.
Et donc, le futur. D'ici une dizaine de jours, j'aurai repris les cours, « mais de quoi ? », vous demanderez-vous à juste titre. Parce que oui, après cinq années de bons et loyaux services pour la faculté de droits, et autant de diplômes (DEUG de droit général, Licence de droit public, DU de droit anglo-américain, maîtrise de gouvernance publique et bientôt, après la soutenance de mon rapport de stage, master pro de droit du patrimoine culturel – ouais, je me la raconte), je bifurque, vers ce que certains ont appelé ma vraie destination, l'histoire de l'art. (C'est ici que je dois encore le répéter : non, on ne m'a pas forcé à faire du droit, oui, j'ai toujours aimé ça ; non, ce n'est pas du masochisme, oui, je suis major en contentieux administratif, mais seulement en licence, ok, j'arrête de me la raconter, cette fois.)
Pourquoi ?
Parce que.
C'est selon moi le prolongement logique de mes études de droit, qui m'y ont naturellement porté – même si tout cela me conduira à peu près inévitablement à des concours administratifs, j'irai avec conviction.

Oh oui, je n'ai pas précisé que je changeais d'endroit : j'ai présenté un dossier à Lyon II avec des photos de moi tout nu avec un œillet blanc entre les dents, virginale posture qui m'a valu d'être directement intégré en M1, ce qui, je l'admets en rosissant, fait bien plaisir. Dans l'immédiat, je ne sais pas encore où je dors, mais vous me connaissez aussi pour mon assurance : là où je vais, j'ai.

Dans l'immédiat, pour payer la future caution de mon futur logement, je travaille dans une composante de cette chère Université Clermont 1. Je m'occupe des inscriptions administratives et des cartes étudiants ; rien de fascinant et, étonnamment, rien qui ait un quelconque rapport avec mes études – sinon le lieu.

Je sais que je compte parmi mes plus fidèles lecteurs zet lectrices des étudiants, certains sont d'ailleurs des camarades, que dis-je, des amis. La phrase qui suit vous concerne, chers camarades, que dis-je, chers amis : je vous maudis.
Lorsque vous avez une liste de pièces justificatives à remettre pour votre dossier d'inscription, pourquoi ne pas vous y tenir ?
On s'en tape, de votre contrat de mutuelle ! On veut votre attestation de carte vitale.
On s'en cogne, de votre TOEFL ! On veut votre relevé de note du bac.
On sen TAMPONNE avec une BABOUCHE, de votre CV ! On veut les diplômes !...
Et ainsi de suite.

Mais bref.

Vu que je ne sais pas conclure ce retour à l'irréalité blogesque, je vous link une nouvelle. (A ce sujet, je peux envoyer les précédentes aux retardataires qui sont arrivés sur le lien expiré de YouSendIt).

Bis bald

J*
</description><content:encoded><![CDATA[Je me rends compte avec effroi que je ne vous ai pas écrit quelques mots depuis un bon moment, et je remédie à cela tout de suite. D’autant que le mois commence, et l’occasion s’y prête bien.<br />
<br />
Mhmm, je vous avais laissés dans l’expectative, prêt à vous raconter mon périple italien avec Jtf, puis nos weekends successifs dans la campagne avec J² et J~. Il faudra vous contenter, je le crains, de l’album photo d’Août (bientôt fini), de celui de Septembre (prochainement publié) et d’imaginer les pires choses, parce que tout bien considéré, qui pourrait être intéressé par le récit de mes vacances ?...<br />
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…non non, pas la peine d’insister.<br />
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Parlons futur, voulez-vous.<br />
Comme l’année dernière, je vais vous faire un petit avertissement préliminaire sur l’année universitaire à venir : il est probable que je puisse moins poster, moins photographier, moins filmer, et ainsi de suite avec d’autres verbes du premier groupe. C’est une probabilité, ce qui signifie que je peux me tromper, hein.<br />
Et donc, le futur. D’ici une dizaine de jours, j’aurai repris les cours, « mais de quoi ? », vous demanderez-vous à juste titre. Parce que oui, après cinq années de bons et loyaux services pour la faculté de droits, et autant de diplômes (DEUG de droit général, Licence de droit public, DU de droit anglo-américain, maîtrise de gouvernance publique et bientôt, après la soutenance de mon rapport de stage, master pro de droit du patrimoine culturel – ouais, je me la raconte), je bifurque, vers ce que certains ont appelé ma vraie destination, l’histoire de l’art. (C’est ici que je dois encore le répéter : non, on ne m’a pas forcé à faire du droit, oui, j’ai toujours aimé ça ; non, ce n’est pas du masochisme, oui, je suis major en contentieux administratif, mais seulement en licence, ok, j’arrête de me la raconter, cette fois.)<br />
Pourquoi ?<br />
Parce que.<br />
C’est selon moi le prolongement logique de mes études de droit, qui m’y ont naturellement porté – même si tout cela me conduira à peu près inévitablement à des concours administratifs, j’irai avec conviction.<br />
<br />
Oh oui, je n’ai pas précisé que je changeais d’endroit : j’ai présenté un dossier à Lyon II avec des photos de moi tout nu avec un œillet blanc entre les dents, virginale posture qui m’a valu d’être directement intégré en M1, ce qui, je l’admets en rosissant, fait bien plaisir. Dans l’immédiat, je ne sais pas encore où je dors, mais vous me connaissez aussi pour mon assurance : là où je vais, j’ai.<br />
<br />
Dans l’immédiat, pour payer la future caution de mon futur logement, je travaille dans une composante de cette chère Université Clermont 1. Je m’occupe des inscriptions administratives et des cartes étudiants ; rien de fascinant et, étonnamment, rien qui ait un quelconque rapport avec mes études – sinon le lieu.<br />
<br />
Je sais que je compte parmi mes plus fidèles lecteurs zet lectrices des étudiants, certains sont d’ailleurs des camarades, que dis-je, des amis. La phrase qui suit vous concerne, chers camarades, que dis-je, chers amis : je vous maudis.<br />
Lorsque vous avez une liste de pièces justificatives à remettre pour votre dossier d’inscription, pourquoi ne pas vous y tenir ?<br />
On s’en tape, de votre contrat de mutuelle ! On veut votre attestation de carte vitale.<br />
On s’en cogne, de votre TOEFL ! On veut votre relevé de note du bac.<br />
On sen TAMPONNE avec une BABOUCHE, de votre CV ! On veut les diplômes !...<br />
Et ainsi de suite.<br />
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Mais bref.<br />
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Vu que je ne sais pas conclure ce retour à l’irréalité blogesque, je vous link une nouvelle. (A ce sujet, je peux envoyer les précédentes aux retardataires qui sont arrivés sur le lien expiré de YouSendIt).<br />
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Bis bald<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2007-10-09T11:49:09+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] En attendant la rentrée</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070903193141/en-attendant-la-rentree/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070903193141/en-attendant-la-rentree/</guid><description>…et le récit de mes aventures aoûtiennes, un peu de lecture (promise certes depuis longtemps) :

 
The happiest moment of her life http://download.yousendit.com/6596C1420CC27496

 
La perméable exigence du temps perdu http://download.yousendit.com/5C4A77B31AEBE93E

 

 
J*  

 </description><content:encoded><![CDATA[…et le récit de mes aventures aoûtiennes, un peu de lecture (promise certes depuis longtemps) :<br />
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The happiest moment of her life http://download.yousendit.com/6596C1420CC27496<br />
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La perméable exigence du temps perdu http://download.yousendit.com/5C4A77B31AEBE93E<br />
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 ]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2007-09-03T19:31:41+01:00</dc:date></item><item><title>[madonnaz] faîtes une bonne action! aidez moi à collectionner les amis et leurs boules!</title><link>http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20070530183437/faites-une-bonne-action-aidez-moi-a-collectionner-les-amis-et-leurs-boules/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20070530183437/faites-une-bonne-action-aidez-moi-a-collectionner-les-amis-et-leurs-boules/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/madonnaz/20070530-26188433465da75ca5063.jpg" width="500" height="500" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>madonnaz</dc:creator><dc:date>2007-05-30T18:34:37+01:00</dc:date></item><item><title>[madonnaz] redécouvrez mes plus grands succés!</title><link>http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20070530172402/redecouvrez-mes-plus-grands-succes/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.madonnaz.gayattitude.com/20070530172402/redecouvrez-mes-plus-grands-succes/</guid><description>



</description><content:encoded><![CDATA[<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DVEnPIxJJYo"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/DVEnPIxJJYo" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object><br />
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<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HQ3Y7WFubEw"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/HQ3Y7WFubEw" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object><br />
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<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ky_XPbR9ro4"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ky_XPbR9ro4" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object>]]></content:encoded><dc:creator>madonnaz</dc:creator><dc:date>2007-05-30T17:24:02+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] Le huitème jour...</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070526143824/le-huiteme-jour/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070526143824/le-huiteme-jour/</guid><description>…Dieu créa Paris Hilton, pour rire. [http://www.dailymotion.com/video/x1ky0d_paris-hilton-nothing-in-this-world]
 
 
Je n'aime pas voyager en seconde.

N'y voyez pas de snobisme, une marque de dédain ou l'habitude d'un privilège, ou les trois à la fois : je n'aime pas voyager en seconde parce que rien ne me convient. Dans le TGV qui me ramena d'Angoulême dimanche, les fauteuils étaient aubergine et le ciel, gris et maussade. Alors oui, Mum s'apprête sûrement à commenter en disant : « Si tu avais pris tes billets de retour en même temps que ceux de l'aller, tu n'aurais pas eu de mauvaise surprise », comme celle de samedi soir, devant un automate qui, quoique efficace, était fort peu compatissant : trains complets, réservations closes, etc. Pas de première classe, sur aucun des trains par Paris. Seconde remarque qui pourrait poindre aux oreilles d'un lecteur avisé : pourquoi passer par Paris pour rentrer à Clermont ? Quelle curieuse épingle à cheveux, cet angle aigu nordiste. Mais voilà : à temps égal, je préfère coupler le confort de deux trains (TGV+Téoz) que l'inconfort de trois autres qui font des tours et détours par Saint Pierre des Corps, puis Nevers (et encore, on trouve parfois jusqu'à trois correspondances).

Et donc, forcé de prendre une place en seconde, bouhouhou, j'ai voyagé deux heures quarante dans une fauteuil aubergine, largement le temps d'écouter l'Athalia de Haendel dont j'ai remarqué que les premières mesures de l'acte III n'étaient pas sans rappeler certaines mesures, d'un certain génie du froid, d'un certain Roi Arthur, d'un certain Purcell. Les grands initiés (oui, comme ceux de Schuré, mais pas pareil) apprécieront.

Tout ce serait très bien passé si, dans je ne sais plus quelle gare, un couple avec enfant ne s'était pas installé derrière moi. J'ai à peine eu le temps de me demander ce qu'une jolie jeune fille faisait avec un homme aussi terne, aux limites de la laideur (cette laideur pernicieuse, qui émane d'un être plus de son attitude, son air, que de son physique lui-même) que déjà, le fruit de leur improbable union poussait – et pour un fruit, ce n'est pas si rare, appréciez et notez la métaphore filée – sur le haut de celui des deux sièges que je n'occupais pas (malgré, diront certains déplaisants, les largesses de mon séant), tel un douloureux furoncle poussé, la nuit venu, sur une blanche fesse.

Je vivais donc un drame personnel : soit le gniard continuait de vagir dans les bras de sa jolie maman (parce qu'il était terrorisé par la vue de Papa), soit il restait dans les hauteurs, à la fois amusé par le spectacle de la voiture et calmé par l'aura de mon être irradiant de beige (car oui, je portais une veste beige ; mais croyez bien que si j'avais su que je devais m'accommoder d'un environnement aubergine pendant deux heures quarante, j'aurais envisagé une autre couleur).

 

Alors oui, cette petite pustule a passé une bonne heure à me regarder.

            Au fait, je ne vous ai pas dit ce que je suis allé faire à Angoulême. En réalité, rien. Mais comme là où je suis en stage, on faisait le pont, j'ai profité du long week-end pour rendre visite à Didier [http://didier-garguilo.over-blog.com/], que je n'avais pas vu depuis de longs mois. La bande dessinée dont il signe les dessins est sortie tout récemment, achetez-la au moins pour cette raison ! Et moi qui suis dans les bonnes grâces dudit dessinateur, je peux vous dire que le scénario s'améliore largement au deuxième volume… Qui n'est pas commencé. Ah, oui, il faut être patient, une BD, ça ne se fait pas au même rythme qu'un Harry Potter.

Mais bref, j'ai profité de mon passage pour prendre des photos de la cathédrale Saint Pierre, de la ville, de Rémi [http://www.dailymotion.com/Willywalt/video/3468436/], son chat à demi hystérique qui, s'il le pouvait, boirait du café (avec un acharnement certain il tente dès qu'il peut de lécher la grille du percolateur ou, mieux, de boire directement dans les tasses)… Un passage au Centre de la bande dessinée m'a permis de renouveler mon stock, eet notamment de La chute de la Maison Usher [http://www.amazon.fr/Chute-Maison-Usher-Edgar-Allan-Poe/dp/2848101423/ref=pd_bowtega_2/403-4173348-8514808?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1179830522&amp;amp;sr=1-2], que je vous recommande, juste après Nil [http://www.amazon.fr/Nil-1-barbares-Eric-Adam/dp/2749302587/ref=pd_bowtega_3/403-4173348-8514808?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1179994074&amp;amp;sr=1-3], bien sûr.

 

…il y a d'ailleurs dans la Chute ce passage qui m'a marqué, celui ou Poe parle d'« une irradiation incessante de ténèbres ». Faut-il y trouver une correspondance symbolique avec la pragmatique et dévastatrice aspiration des trous noirs ?... Et puis il y a eu avant-hier soir, où oui, tiens, le champ gravitationnel de mon esprit serrait ma conscience comme un étau. Nous sommes allés au restaurant deux fois, d'ailleurs c'est à ce moment que je me suis dit qu'il serait de bon ton que je fasse des chroniques culinaires lors de mes déplacements (allez ici / ne mangez surtout pas là). Pour aider les gens à bien manger. Et puis on a bu, parce que bon, il y avait des tas de choses à fêter, même des peu importantes. Fêtons, tant que notre le foie le permet, n'est-ce pas ? Tout pour finalement s'abandonner mollement devant quelques épisodes de Heroes [http://www.nbc.com/Heroes/], et en se demandant quels pouvoirs on préfèrerait avoir.

Remonter le cours du temps

Courber l'espace-temps

Figer la gravité

Voler…

 

Voilà un bon moment que je n'ai pas écrit un alexandrin. Ou que je n'ai pas versifié convenablement, disons. J'ai des morceaux de phrases qui me viennent en tête, mais y'a pas de quoi faire un sonnet. Il y a certains moments où je présume qu'on ne peut pas tout avoir, et que la solitude est une condition primordiale à l'exécution, dans l'innée, de certaines autres choses ; comme si, en ne laissant du temps qu'à soi, on laisse son être se répandre dans toutes les parties des choses qu'on souhaitait aborder jusqu'alors, mais qu'on n'avait pas pris le temps de seulement imaginer.

La solitude, donc, est une condition du temps, de la conscience pour soi. Attention, ne croyez pas que je verse dans un répugnant existentialisme, je déteste toujours Sartre, qui a pillé Hegel, et d'autres.

Je parle de « pour soi » dans un sens purement égoïste, matérialiste. Je crois au final que je n'ai jamais été autre chose. C'est aussi une résultante de la solitude : la conviction naît de la réflexion, tandis que dans la foule, la certitude naît de la supposition.

 

Lorsque mon directeur me reçoit un matin en disant :

« J'ai peu de temps et je vous préviens, je suis de mauvaise humeur. »

Et que finalement, il m'a accordé tout le temps nécessaire et est resté d'une humeur égale, je ne suis pas certain que mon travail l'ait satisfait, ou que ma conscience se manifestait au point d'égaler la sienne, pour qu'elles s'équilibrent. Et pourtant, hop.

 

 

Hier après-midi il y a eu une alerte au feu. Tout les gens de Clermont Communauté sont descendus de l'immeuble, mais comme c'est un gros gros gros immeuble, sont également descendus les gens du Trésor public, de la Trésorerie municipale de Clermont, de la DDASS, de la DRASS, de l'ANPE. J'ai trouvé ça cynique de voir le Directeur général des services de Clermont communauté à côté des demandeurs d'emplois à l'air désoeuvré, ou satisfait de faire une pause au milieu d'une énième formation pour leur apprendre à rédiger un CV ou une lettre de motivation.

 

En remontant, par hasard, dans le « bon » ascenseur, j'ai appris que l'alarme avait été déclenché dans le parking du sous-sol par quelqu'un qui avait appuyé sur le machin rouge en pensant que c'était l'interrupteur de la lumière.

 

 

J'ai une persistance de moi aux limites du palpable. Je m'épuise

 

 

 

J*</description><content:encoded><![CDATA[…Dieu créa Paris Hilton, pour rire. [http://www.dailymotion.com/video/x1ky0d_paris-hilton-nothing-in-this-world]<br />
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Je n’aime pas voyager en seconde.<br />
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N’y voyez pas de snobisme, une marque de dédain ou l’habitude d’un privilège, ou les trois à la fois : je n’aime pas voyager en seconde parce que rien ne me convient. Dans le TGV qui me ramena d’Angoulême dimanche, les fauteuils étaient aubergine et le ciel, gris et maussade. Alors oui, Mum s’apprête sûrement à commenter en disant : « Si tu avais pris tes billets de retour en même temps que ceux de l’aller, tu n’aurais pas eu de mauvaise surprise », comme celle de samedi soir, devant un automate qui, quoique efficace, était fort peu compatissant : trains complets, réservations closes, etc. Pas de première classe, sur aucun des trains par Paris. Seconde remarque qui pourrait poindre aux oreilles d’un lecteur avisé : pourquoi passer par Paris pour rentrer à Clermont ? Quelle curieuse épingle à cheveux, cet angle aigu nordiste. Mais voilà : à temps égal, je préfère coupler le confort de deux trains (TGV+Téoz) que l’inconfort de trois autres qui font des tours et détours par Saint Pierre des Corps, puis Nevers (et encore, on trouve parfois jusqu’à trois correspondances).<br />
<br />
Et donc, forcé de prendre une place en seconde, bouhouhou, j’ai voyagé deux heures quarante dans une fauteuil aubergine, largement le temps d’écouter l’Athalia de Haendel dont j’ai remarqué que les premières mesures de l’acte III n’étaient pas sans rappeler certaines mesures, d’un certain génie du froid, d’un certain Roi Arthur, d’un certain Purcell. Les grands initiés (oui, comme ceux de Schuré, mais pas pareil) apprécieront.<br />
<br />
Tout ce serait très bien passé si, dans je ne sais plus quelle gare, un couple avec enfant ne s’était pas installé derrière moi. J’ai à peine eu le temps de me demander ce qu’une jolie jeune fille faisait avec un homme aussi terne, aux limites de la laideur (cette laideur pernicieuse, qui émane d’un être plus de son attitude, son air, que de son physique lui-même) que déjà, le fruit de leur improbable union poussait – et pour un fruit, ce n’est pas si rare, appréciez et notez la métaphore filée – sur le haut de celui des deux sièges que je n’occupais pas (malgré, diront certains déplaisants, les largesses de mon séant), tel un douloureux furoncle poussé, la nuit venu, sur une blanche fesse.<br />
<br />
Je vivais donc un drame personnel : soit le gniard continuait de vagir dans les bras de sa jolie maman (parce qu’il était terrorisé par la vue de Papa), soit il restait dans les hauteurs, à la fois amusé par le spectacle de la voiture et calmé par l’aura de mon être irradiant de beige (car oui, je portais une veste beige ; mais croyez bien que si j’avais su que je devais m’accommoder d’un environnement aubergine pendant deux heures quarante, j’aurais envisagé une autre couleur).<br />
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Alors oui, cette petite pustule a passé une bonne heure à me regarder.<br />
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            Au fait, je ne vous ai pas dit ce que je suis allé faire à Angoulême. En réalité, rien. Mais comme là où je suis en stage, on faisait le pont, j’ai profité du long week-end pour rendre visite à Didier [http://didier-garguilo.over-blog.com/], que je n’avais pas vu depuis de longs mois. La bande dessinée dont il signe les dessins est sortie tout récemment, achetez-la au moins pour cette raison ! Et moi qui suis dans les bonnes grâces dudit dessinateur, je peux vous dire que le scénario s’améliore largement au deuxième volume… Qui n’est pas commencé. Ah, oui, il faut être patient, une BD, ça ne se fait pas au même rythme qu’un Harry Potter.<br />
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Mais bref, j’ai profité de mon passage pour prendre des photos de la cathédrale Saint Pierre, de la ville, de Rémi [http://www.dailymotion.com/Willywalt/video/3468436/], son chat à demi hystérique qui, s’il le pouvait, boirait du café (avec un acharnement certain il tente dès qu’il peut de lécher la grille du percolateur ou, mieux, de boire directement dans les tasses)… Un passage au Centre de la bande dessinée m’a permis de renouveler mon stock, eet notamment de La chute de la Maison Usher [http://www.amazon.fr/Chute-Maison-Usher-Edgar-Allan-Poe/dp/2848101423/ref=pd_bowtega_2/403-4173348-8514808?ie=UTF8&s=books&qid=1179830522&sr=1-2], que je vous recommande, juste après Nil [http://www.amazon.fr/Nil-1-barbares-Eric-Adam/dp/2749302587/ref=pd_bowtega_3/403-4173348-8514808?ie=UTF8&s=books&qid=1179994074&sr=1-3], bien sûr.<br />
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…il y a d’ailleurs dans la Chute ce passage qui m’a marqué, celui ou Poe parle d’« une irradiation incessante de ténèbres ». Faut-il y trouver une correspondance symbolique avec la pragmatique et dévastatrice aspiration des trous noirs ?... Et puis il y a eu avant-hier soir, où oui, tiens, le champ gravitationnel de mon esprit serrait ma conscience comme un étau. Nous sommes allés au restaurant deux fois, d’ailleurs c’est à ce moment que je me suis dit qu’il serait de bon ton que je fasse des chroniques culinaires lors de mes déplacements (allez ici / ne mangez surtout pas là). Pour aider les gens à bien manger. Et puis on a bu, parce que bon, il y avait des tas de choses à fêter, même des peu importantes. Fêtons, tant que notre le foie le permet, n’est-ce pas ? Tout pour finalement s’abandonner mollement devant quelques épisodes de Heroes [http://www.nbc.com/Heroes/], et en se demandant quels pouvoirs on préfèrerait avoir.<br />
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Remonter le cours du temps<br />
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Courber l’espace-temps<br />
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Figer la gravité<br />
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Voler…<br />
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Voilà un bon moment que je n’ai pas écrit un alexandrin. Ou que je n’ai pas versifié convenablement, disons. J’ai des morceaux de phrases qui me viennent en tête, mais y’a pas de quoi faire un sonnet. Il y a certains moments où je présume qu’on ne peut pas tout avoir, et que la solitude est une condition primordiale à l’exécution, dans l’innée, de certaines autres choses ; comme si, en ne laissant du temps qu’à soi, on laisse son être se répandre dans toutes les parties des choses qu’on souhaitait aborder jusqu’alors, mais qu’on n’avait pas pris le temps de seulement imaginer.<br />
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La solitude, donc, est une condition du temps, de la conscience pour soi. Attention, ne croyez pas que je verse dans un répugnant existentialisme, je déteste toujours Sartre, qui a pillé Hegel, et d’autres.<br />
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Je parle de « pour soi » dans un sens purement égoïste, matérialiste. Je crois au final que je n’ai jamais été autre chose. C’est aussi une résultante de la solitude : la conviction naît de la réflexion, tandis que dans la foule, la certitude naît de la supposition.<br />
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Lorsque mon directeur me reçoit un matin en disant :<br />
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« J’ai peu de temps et je vous préviens, je suis de mauvaise humeur. »<br />
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Et que finalement, il m’a accordé tout le temps nécessaire et est resté d’une humeur égale, je ne suis pas certain que mon travail l’ait satisfait, ou que ma conscience se manifestait au point d’égaler la sienne, pour qu’elles s’équilibrent. Et pourtant, hop.<br />
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Hier après-midi il y a eu une alerte au feu. Tout les gens de Clermont Communauté sont descendus de l’immeuble, mais comme c’est un gros gros gros immeuble, sont également descendus les gens du Trésor public, de la Trésorerie municipale de Clermont, de la DDASS, de la DRASS, de l’ANPE. J’ai trouvé ça cynique de voir le Directeur général des services de Clermont communauté à côté des demandeurs d’emplois à l’air désoeuvré, ou satisfait de faire une pause au milieu d’une énième formation pour leur apprendre à rédiger un CV ou une lettre de motivation.<br />
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En remontant, par hasard, dans le « bon » ascenseur, j’ai appris que l’alarme avait été déclenché dans le parking du sous-sol par quelqu’un qui avait appuyé sur le machin rouge en pensant que c’était l’interrupteur de la lumière.<br />
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J’ai une persistance de moi aux limites du palpable. Je m’épuise<br />
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J*]]></content:encoded><dc:creator>Willywalt</dc:creator><dc:date>2007-05-26T14:38:24+01:00</dc:date></item><item><title>[Arnie] Salut, bon week-end et ...</title><link>http://blog.arnie.gayattitude.com/20070421121127/salut-bon-week-end-et/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.arnie.gayattitude.com/20070421121127/salut-bon-week-end-et/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/r/arnie/20070421-15666975194629e3069662f.jpg" width="450" height="358" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>Arnie</dc:creator><dc:date>2007-04-21T12:11:27+01:00</dc:date></item><item><title>[Willywalt] Ceux qui m'aiment prendront le train</title><link>http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070414002934/ceux-qui-m-aiment-prendront-le-train/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.willywalt.gayattitude.com/20070414002934/ceux-qui-m-aiment-prendront-le-train/</guid><description>
*Chronique à retardement*

Je n'ai pas l'intention de vous parler du film qui porte ce titre ; j'en garde un souvenir bien imprécis, sinon celui de Vincent Pérez qui explique, avec amusement, comment l'on procède pour opérer un monsieur qui se sentirait plus à l'aise en dame. Ce titre, parce que je l'aime bien, mais aussi parce que je vous écris encore une fois d'un train.

Le train est un monde à part qui reproduit, le temps d'un voyage, les situations du dehors, et dont il accentue les contrastes. Ici comme ailleurs il y a les argentés, les moins argentés, les passe-droits, les gentils, les laids, les polis, les discourtois, les puits de science et les truffes. Dans quelques mètres carrés se lisent de belles histoires, se défont d'autres en non-dits, des couples se disputent ; certains se bavent dessus et tout à coup, interdits, surpris, réveillés en sursaut par le contrôleur qui annonce une gare et le temps d'arrêt, s'assurent que personne n'a remarqué les saliveuses traces de leur petit somme. Une vieille dame lit Match, une autre derrière elle a posé son livre et regarde par la fenêtre se dérouler le paysage maussade, éclairé d'un temps gris.
Je connais cette femme, me suis-je dit subitement. Et puis non, je l'ai prise pour une autre – mais moi, m'a-t-elle d'abord reconnu puis à son tour confondu avec un autre ? Elle m'a regardé un moment – peut-être parce que je la regardais – et au moment où elle commençait à sourire, s'est arrêtée.
« Nous vous rappelons que vos bagages doivent être étiquetés, ou ils seront considérés, dans le cas contraire, comme abandonnés. » Puis dynamités, aussi ? Sans blague, un terroriste n'aurait pas le bon goût de faire un attentat en première !...

Le train est un monde à part disais-je ; celui également des coïncidences aiguës. Je dis aiguës comme j'aurais pu dire « les plus manifestes ». Quand on tombe par hasard sur quelqu'un en ville – et je vous parle de n'importe quelle ville, qu'elle soit de la taille de Rome ou de Moulins – on dit volontiers que le monde est petit. Mais dans un train, qui est un monde encore plus petit, et dont finalement la taille n'est réduite qu'en raison de contingences géographiques (« là je vais, ici je pars, où reviens-je ? Ailleurs encore. Proche et loin »), on ne peut pas dire que le monde est encore plus petit. Il ne nous reste plus qu'à tolérer la coïncidence, de celles dont on voudrait se dépêtrer parfois parce qu'elles nourrissent nos incertitudes et fêlent nos convictions. Mais bref, dans ce monde des coïncidences aiguës, on voit sur des quais – dernier moment de l'immobile – ou dans des wagons – règne instable de la linéarité – des gens qu'on n'imaginait pas là à ce moment. Exemple donc : alors que je bouquinais tranquillement, le train s'est arrêté en gare de Vichy. Vous me direz, ce n'est pas parce qu'on a un passé douloureux comme une verrue sur la fesse qu'on n'a pas le droit d'avoir une gare. Arrêt à Vichy à donc et là, qui vois-je sur le quai ? Mme et M. C. ; et qui surgit dans ma voiture ? Les mêmes, dans l'ordre d'apparition inverse.
Cela fait davantage sens, je présume, si je vous explique que Mme C. était ma prof de Français et Latin en seconde et M. C., son regrettable époux (d'où l'initiale commune) et rien de moins que le proviseur de l'établissement ou Mme son épouse sévissait ; tâchant ainsi, sans parcimonie, de brimer mes élans de futur écrivain à succès (mais si), et par de consciencieux efforts, de me désapprendre le peu de Latin qui, quoique fortuitement, avait pénétré mon esprit embrumé par certains drames de l'adolescence dont vous me permettrez, je vous prie, pour cette fois, de vous faire grâce.
Ainsi donc ils sont montés et, dans une suffocante indistinction, ont prié une dame de regagner sa place initiale afin qu'ils puissent tous deux, dans l'harmonie d'une idylle chez Botero, étendre ou plutôt, répandre leurs membres gras dans les confortables sièges de première classe au sujet de laquelle je pensai ( en changeant rapidement de place afin de m'épargner leur spectacle jusqu'à la fin du voyage) qu'elle était encore trop bon marché pour qu'eux-même se permettent d'y voyager, à deux, en heure de pointe.

*

	Peut-être regretterez-vous, amis lecteurs, cette rupture de l'écriture. Je vous avoue que cette première partie date d'un précédent voyage vers Paris, mais qu'il introduit parfaitement mon nouveau propos car oui, aujourd'hui 6 avril, je vous écris une nouvelle fois d'un train – qui va une nouvelle fois à Paris.
Nouvelle coïncidence aiguë, car alors que le train s'arrêtait à Moulins – me replongeant quelques instants dans une nostalgie mamieportoïenne, douloureusement accrue par ma présence dans cette gare – je vis monter Mme V.-V. dans ma voiture. Après un premier passage à vide, je l'ai interceptée tel le quaterback alors qu'elle regagnait sa place avec sa valise. Extraits en résumé :
« Ah ! Oh ! Bonjour ! Comment allez-vous ? Quelle surprise !... Comment s'est finie votre conférence la semaine dernière ?... …j'ai été désolée de partir avant mais j'avais cet autre colloque, vous savez… …et vous allez à Paris ? Oh, Praxitèle ? J'irai bientôt j'espère. …Moi ? Je pars en Libye, sur un chantier de fouilles à Leptis Magna… Oui, la ville de Septime Sévère. Je voulais y aller depuis que je suis adolescente. …non, quinze jours, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai repoussé votre examen. D'ailleurs je voulais vous avertir, mais le secrétariat du troisième cycle était fermé ; je crois qu'on devait commencer à 8h., n'est-ce pas ? Je devrais m'interrompre à 10h., j'ai une réunion avec le doyen. Mais on peut reprendre à 13h. ; je vous laisse avertir vos camarades, alors ? …Ah, Praxitèle. Vous me raconterez. …Oui, j'ai appris que la Grèce avait fait de la rétention d'œuvres… Oh oui au Grand Palais j'avais vu l'expo sur l'Egypte, mais bof. Ce n'est pas trop ma période : ça ne m'intéresse qu'à partir des Ptolémées… …oui, les biens nationaux ? …Ah oui, les archives départementales ne sont pas toujours lisibles, c'est certain. Mais que voulez-vous… Mais enfin oui, vous travaillez bien comme vous l'entendez… …Merci, vous aussi ! »

	Pour le coup c'est Marie, avec qui je travaille sur les biens nationaux, qui va être contente, puisque notre estimée professeur de droit de la propriété nous autorise à changer sa méthode de travail pour faire… « comme on l'entend ».

*

« Je suis allé avec Arman chez Warhol. »
Il y a des phrases, comme celle-là, qui laissent une impression bizarre. Celle-ci est de Martial Raysse dans une lettre qu'il adresse au critique d'art Pierre Restany, l'insupportable Pierre Restany, qui s'était imaginé tromper l'histoire en modelant le groupe des Nouveaux réalistes – je parle bien sûr de la rétrospective qui a lieu en ce moment sur ces artistes au Grand Palais. Ils y sont tous, originaires et nouveaux arrivants, sécessionnistes et fidèles absolus. Je vous encourage à vous faire une impression sur leur expression. Il y a dans mon idée comme la trace exacte d'un temps, révolu aussitôt qu'il est expliqué, accompli aussitôt qu'il est exploité – figé, comme dans les tableaux-pièges de Spoerri ou les objets familiers recouverts d'Albuplast par Dietman. Quand j'écris Albuplast, je repense à MP qui employait ce nom de vieille (?) marque pour parler de pansements ou de ce que l'on appelle désormais le Scotch.
	J'ai rêvé d'elle cette nuit – le rêve nous fait si cruellement rejoindre la réalité. Nous étions tous à Moulins, chez elle. Repas de famille, probablement. Et quelqu'un disait : « C'est fou de s'imaginer qu'elle va mourir dans un mois, elle a l'air très bien. » Il y avait là comme une vérité impalpable, comme les objets d'Arman, figés dans la cire, comme les compressions de César – là, mais autrement. Ici, mais différemment. Les choses sont, mais leur existence ne vaut plus pour l'usage, l'habitude, le quotidien du réel, mais pour le fixé, installé, définitif, admirable souvenir, témoignage précieux.

(J'aimerai ici m'interrompre pour écrire quelque chose de drôle ou prophétique, de délicieusement morbide ou d'élégamment scabreux ; « si on avait des dates prévisibles pour nos morts, on prendrait nos dispositions pour le taxidermiste, le coiffeur et le fleuriste » ; « nous sommes indignes du temps qu'il nous reste à jouer » ; « le mot seul est une ascèse ou un espoir fou, qu'on l'écoute ou le prononce ». Mais non. Concluons en remarquant que si Raysse est allé chez Warhol, le second n'est probablement pas resté insensible aux charmes du premier…)

« Tout propos est hors de propos », pour reprendre une expression de Mme M., ma prof d'histoire de l'Art, le 7 mars à 17h.06. D'ailleurs tiens, j'ai également rêvé que Maud avait 22,5/20 dans cette matière. J'étais affreusement jaloux mais en même temps, très content pour elle car dans mon rêve, assurément, elle méritait cette note.
Et puis éveil.

	Dans les expositions à voir à Paris, je vous conseille également Pascin, au Musée Maillol, jusqu'au 4 juin. D'ailleurs en allant au Louvre, depuis le Grand Palais, je suis passé aux Tuileries où l'on peut voir deux statues dudit Maillol – voilà qui s'ajoute aux coïncidences, moins aiguë peut-être, (car) moins ferroviaires ; puisque Maillol détestait Praxitèle, il parlait de statues faites dans du savon, « je trouve ça dégoûtant », aurait-il même dit.
Pour conclure sur le sujet, j'ai envoyé à quelqu'un une carte de l'expo sur les nouveaux réalistes – une affiche lacérée de Villeglé – avec un timbre d'une série Antiquité, éditée par la Poste depuis quelques temps. Et quelle antiquité, comme de par hasard ? Une copie de la Vénus de Cnide, de Praxitèle.

*

Il y eu d'autres coïncidences, ces jours-ci. Sur Saint-John Perse, West Side Story. D'autres encore. Un pique-nique en hauteur. Une caisse de vieux bouquins que mon père a rapportée d'une vente aux enchères. Et cet air, qui me monte aux oreilles….

J*

Improvisation en cinq notes</description><content:encoded><![CDATA[<br />
*Chronique à retardement*<br />
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Je n’ai pas l’intention de vous parler du film qui porte ce titre ; j’en garde un souvenir bien imprécis, sinon celui de Vincent Pérez qui explique, avec amusement, comment l’on procède pour opérer un monsieur qui se sentirait plus à l’aise en dame. Ce titre, parce que je l’aime bien, mais aussi parce que je vous écris encore une fois d’un train.<br />
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Le train est un monde à part qui reproduit, le temps d’un voyage, les situations du dehors, et dont il accentue les contrastes. Ici comme ailleurs il y a les argentés, les moins argentés, les passe-droits, les gentils, les laids, les polis, les discourtois, les puits de science et les truffes. Dans quelques mètres carrés se lisent de belles histoires, se défont d’autres en non-dits, des couples se disputent ; certains se bavent dessus et tout à coup, interdits, surpris, réveillés en sursaut par le contrôleur qui annonce une gare et le temps d’arrêt, s’assurent que personne n’a remarqué les saliveuses traces de leur petit somme. Une vieille dame lit Match, une autre derrière elle a posé son livre et regarde par la fenêtre se dérouler le paysage maussade, éclairé d’un temps gris.<br />
Je connais cette femme, me suis-je dit subitement. Et puis non, je l’ai prise pour une autre – mais moi, m’a-t-elle d’abord reconnu puis à son tour confondu avec un autre ? Elle m’a regardé un moment – peut-être parce que je la regardais – et au moment où elle commençait à sourire, s’est arrêtée.<br />
« Nous vous rappelons que vos bagages doivent être étiquetés, ou ils seront considérés, dans le cas contraire, comme abandonnés. » Puis dynamités, aussi ? Sans blague, un terroriste n’aurait pas le bon goût de faire un attentat en première !...<br />
<br />
Le train est un monde à part disais-je ; celui également des coïncidences aiguës. Je dis aiguës comme j’aurais pu dire « les plus manifestes ». Quand on tombe par hasard sur quelqu’un en ville – et je vous parle de n’importe quelle ville, qu’elle soit de la taille de Rome ou de Moulins – on dit volontiers que le monde est petit. Mais dans un train, qui est un monde encore plus petit, et dont finalement la taille n’est réduite qu’en raison de contingences géographiques (« là je vais, ici je pars, où reviens-je ? Ailleurs encore. Proche et loin »), on ne peut pas dire que le monde est encore plus petit. Il ne nous reste plus qu’à tolérer la coïncidence, de celles dont on voudrait se dépêtrer parfois parce qu’elles nourrissent nos incertitudes et fêlent nos convictions. Mais bref, dans ce monde des coïncidences aiguës, on voit sur des quais – dernier moment de l’immobile – ou dans des wagons – règne instable de la linéarité – des gens qu’on n’imaginait pas là à ce moment. Exemple donc : alors que je bouquinais tranquillement, le train s’est arrêté en gare de Vichy. Vous me direz, ce n’est pas parce qu’on a un passé douloureux comme une verrue sur la fesse qu’on n’a pas le droit d’avoir une gare. Arrêt à Vichy à donc et là, qui vois-je sur le quai ? Mme et M. C. ; et qui surgit dans ma voiture ? Les mêmes, dans l’ordre d’apparition inverse.<br />
Cela fait davantage sens, je présume, si je vous explique que Mme C. était ma prof de Français et Latin en seconde et M. C., son regrettable époux (d’où l’initiale commune) et rien de moins que le proviseur de l’établissement ou Mme son épouse sévissait ; tâchant ainsi, sans parcimonie, de brimer mes élans de futur écrivain à succès (mais si), et par de consciencieux efforts, de me désapprendre le peu de Latin qui, quoique fortuitement, avait pénétré mon esprit embrumé par certains drames de l’adolescence dont vous me permettrez, je vous prie, pour cette fois, de vous faire grâce.<br />
Ainsi donc ils sont montés et, dans une suffocante indistinction, ont prié une dame de regagner sa place initiale afin qu’ils puissent tous deux, dans l’harmonie d’une idylle chez Botero, étendre ou plutôt, répandre leurs membres gras dans les confortables sièges de première classe au sujet de laquelle je pensai ( en changeant rapidement de place afin de m’épargner leur spectacle jusqu’à la fin du voyage) qu’elle était encore trop bon marché pour qu’eux-même se permettent d’y voyager, à deux, en heure de pointe.<br />
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	Peut-être regretterez-vous, amis lecteurs, cette rupture de l’écriture. Je vous avoue que cette première partie date d’un précédent voyage vers Paris, mais qu’il introduit parfaitement mon nouveau propos car oui, aujourd’hui 6 avril, je vous écris une nouvelle fois d’un train – qui va une nouvelle fois à Paris.<br />
Nouvelle coïncidence aiguë, car alors que le train s’arrêtait à Moulins – me replongeant quelques instants dans une nostalgie mamieportoïenne, douloureusement accrue par ma présence dans cette gare – je vis monter Mme V.-V. dans ma voiture. Après un premier passage à vide, je l’ai interceptée tel le quaterback alors qu’elle regagnait sa place avec sa valise. Extraits en résumé :<br />
« Ah ! Oh ! Bonjour ! Comment allez-vous ? Quelle surprise !... Comment s’est finie votre conférence la semaine dernière ?... …j’ai été désolée de partir avant mais j’avais cet autre colloque, vous savez… …et vous allez à Paris ? Oh, Praxitèle ? J’irai bientôt j’espère. …Moi ? Je pars en Libye, sur un chantier de fouilles à Leptis Magna… Oui, la ville de Septime Sévère. Je voulais y aller depuis que je suis adolescente. …non, quinze jours, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai repoussé votre examen. D’ailleurs je voulais vous avertir, mais le secrétariat du troisième cycle était fermé ; je crois qu’on devait commencer à 8h., n’est-ce pas ? Je devrais m’interrompre à 10h., j’ai une réunion avec le doyen. Mais on peut reprendre à 13h. ; je vous laisse avertir vos camarades, alors ? …Ah, Praxitèle. Vous me raconterez. …Oui, j’ai appris que la Grèce avait fait de la rétention d’œuvres… Oh oui au Grand Palais j’avais vu l’expo sur l’Egypte, mais bof. Ce n’est pas trop ma période : ça ne m’intéresse qu’à partir des Ptolémées… …oui, les biens nationaux ? …Ah oui, les archives départementales ne sont pas toujours lisibles, c’est certain. Mais que voulez-vous… Mais enfin oui, vous travaillez bien comme vous l’entendez… …Merci, vous aussi ! »<br />
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	Pour le coup c’est Marie, avec qui je travaille sur les biens nationaux, qui va être contente, puisque notre estimée professeur de droit de la propriété nous autorise à changer sa méthode de travail pour faire… « comme on l’entend ».<br />
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« Je suis allé avec Arman chez Warhol. »<br />
Il y a des phrases, comme celle-là, qui laissent une impression bizarre. Celle-ci est de Martial Raysse dans une lettre qu’il adresse au critique d’art Pierre Restany, l’insupportable Pierre Restany, qui s’était imaginé tromper l’histoire en modelant le groupe des Nouveaux réalistes – je parle bien sûr de la rétrospective qui a lieu en ce moment sur ces artistes au Grand Palais. Ils y sont tous, originaires et nouveaux arrivants, sécessionnistes et fidèles absolus. Je vous encourage à vous faire une impression sur leur expression. Il y a dans mon idée comme la trace exacte d’un temps, révolu aussitôt qu’il est expliqué, accompli aussitôt qu’il est exploité – figé, comme dans les tableaux-pièges de Spoerri ou les objets familiers recouverts d’Albuplast par Dietman. Quand j’écris Albuplast, je repense à MP qui employait ce nom de vieille (?) marque pour parler de pansements ou de ce que l’on appelle désormais le Scotch.<br />
	J’ai rêvé d’elle cette nuit – le rêve nous fait si cruellement rejoindre la réalité. Nous étions tous à Moulins, chez elle. Repas de famille, probablement. Et quelqu’un disait : « C’est fou de s’imaginer qu’elle va mourir dans un mois, elle a l’air très bien. » Il y avait là comme une vérité impalpable, comme les objets d’Arman, figés dans la cire, comme les compressions de César – là, mais autrement. Ici, mais différemment. Les choses sont, mais leur existence ne vaut plus pour l’usage, l’habitude, le quotidien du réel, mais pour le fixé, installé, définitif, admirable souvenir, témoignage précieux.<br />
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(J’aimerai ici m’interrompre pour écrire quelque chose de drôle ou prophétique, de délicieusement morbide ou d’élégamment scabreux ; « si on avait des dates prévisibles pour nos morts, on prendrait nos dispositions pour le taxidermiste, le coiffeur et le fleuriste » ; « nous sommes indignes du temps qu’il nous reste à jouer » ; « le mot seul est une ascèse ou un espoir fou, qu’on l’écoute ou le prononce ». Mais non. Concluons en remarquant que si Raysse est allé chez Warhol, le second n’est probablement pas resté insensible aux charmes du premier…)<br />
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« Tout propos est hors de propos », pour reprendre une expression de Mme M., ma prof d’histoire de l’Art, le 7 mars à 17h.06. D’ailleurs tiens, j’ai également rêvé que Maud avait 22,5/20 dans cette matière. J’étais affreusement jaloux mais en même temps, très content pour elle car dans mon rêve, assurément, elle méritait cette note.<br />
Et puis éveil.<br />
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	Dans les expositions à voir à Paris, je vous conseille également Pascin, au Musée Maillol, jusqu’au 4 juin. D’ailleurs en allant au Louvre, depuis le Grand Palais, je suis passé aux Tuileries où l’on peut voir deux statues dudit Maillol – voilà qui s’ajoute aux coïncidences, moins aiguë peut-être, (car) moins ferroviaires ; puisque Maillol détestait Praxitèle, il parlait de statues faites dans du savon, « je trouve ça dégoûtant », aurait-il même dit.<br />
Pour conclure sur le sujet, j’ai envoyé à quelqu’un une carte de l’expo sur les nouveaux réalistes – une affiche lacérée de Villeglé – avec un timbre d’une série Antiquité, éditée par la Poste depuis quelques temps. Et quelle antiquité, comme de par hasard ? Une copie de la Vénus de Cnide, de Praxitèle.<br />
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Il y eu d’autres coïncidences, ces jours-ci. Sur Saint-John Perse, West Side Story. D’autres encore. Un pique-nique en hauteur. Une caisse de vieux bouquins que mon père a rapportée d’une vente aux enchères. Et cet air, qui me monte aux oreilles….<br />
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J*<br />
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BBardot SGainsbourg Bonnie  Clydeenvoy par melodynelson1972

Merci à Melodynelson.</description><content:encoded><![CDATA[... Clyde connaissait Bonnie par coeur...<br />
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Merci à Melodynelson.]]></content:encoded><dc:creator>Arnie</dc:creator><dc:date>2007-03-18T14:10:36+01:00</dc:date></item></channel></rss>